![]() |
![]()
|
MERCI Jean-Pierre
Par
Lettre à Jean-Pierre Chambraud Cher Jean-Pierre, tu nous a quittés le 7 septembre dernier, apaisé et entouré de la tendresse de Christine, la femme de ta vie, et d’Anouchka, ta jeune fille. Le moment venu, elles iront répandre tes cendres à Pagan, en Birmanie, sous des latitudes parfumées de sérénité, chères à ton cœur. Nous avons partagé avec toi ces dix dernières années l’aventure des premiers magazines bouddhistes en France, Samsara d’abord, Bouddhisme Actualités ensuite. Chaque mois nous avions un rendez-vous en images et en paroles avec ceux qui suivent un chemin d’approfondissement des enseignements du Bouddha. Tu nous accompagnais dans un parcours riche et diversifié, rendu accessible à tous, grâce à un travail d’investigation dénué d’a priori et de parti pris, dans un grand esprit d’ouverture à toutes les traditions. Autodidacte brillant, thérapeute et journaliste, la richesse de ta personnalité nous a fait découvrir et aimer le bouddhisme que tu aimais toi-même et que tu pratiquais. Tu as eu l’art d’être présent avec une grande élégance, sans imposer ta personnalité, en sachant valoriser chacun de tes interlocuteurs. Tu nous as offert ainsi la possibilité de créer de multiples liens, de découvrir de nouveaux visages et des perspectives inédites. Tu as su, toujours très à propos, mobiliser la communauté bouddhiste, aider les centres de Dharma en répondant présent à chaque demande de soutien, tout en lançant des initiatives généreuses et nécessaires, par exemple au moment du tsunami, pour venir en aide aux sinistrés. Dans ces années de lutte contre la maladie, tu as été discret. Il y a quelques mois, tu nous as dit avec pudeur que l’épreuve de la douleur physique peut se transformer en lumière à travers la prière d’un lama. Nous te souhaitons de continuer ce voyage vers la lumière. Et nous te retrouverons longtemps encore, nous l’espérons, dans ces numéros de Bouddhisme Actualités que Christine veut continuer pour honorer ta mémoire et que nous lirons en te disant MERCI, Jean-Pierre. Sofia Stril-Rever et pour accompagner cet au revoir, je te propose de Thich Nhat Hanh Berceuse pour celui qui s’en va Ce corps n’est pas moi ; je ne suis pas prisonnier de ce corps,
|
|