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Sylvia Boorstein

N’oublie pas d’être heureuse par Sylvia Boorstein

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> Intégration > Spiritualité > Réflexion et essais


La spiritualité est ordinaire

Il existe des notions bizarres sur ce que signifie « être spirituel  ». J’ai épinglé un dessin sur le mur de mon bureau, qui montre deux personnes en train de dîner au restaurant. Une dit àl’autre : " Quel soulagement de ne pas rencontrer quelqu’un en quête spirituelle ! "

Par Sylvia Boorstein

Il y a quelques années, j’ai été invitée àenseigner dans une ville àl’autre bout du pays. La personne qui devait m’héberger m’a appelée pour savoir si j’avais des désirs particuliers au sujet de la nourriture. J’ai apprécié son attention et je lui ai dit ce que j’aimais manger, en précisant qu’en général je ne mangeais jamais beaucoup au petit déjeuner mais que j’aimais bien le café. Visiblement fort surpris, il m’a répondu : « Vous buvez du café, ? » J’ai compris que je venais de faire une confession hérétique. II a fallu que je trouve très vite quelque chose pour expliquer àmon hôte (sans perdre ma stature spirituelle) que je bois bel et bien du café.

Il existe des notions bizarres sur ce que signifie « être spirituel  ». J’ai épinglé un dessin sur le mur de mon bureau, qui montre deux personnes en train de dîner au restaurant. Une dit àl’autre : « Quel soulagement de ne pas rencontrer quelqu’un en quête spirituelle !  » Je suis d’accord. Il y a un risque énorme de se retrouver dans une sorte de sainteté un peu guindée si l’on met toute son énergie àjouer le rôle d’une « personne spirituelle ».

Un de mes amis proches, qui est devenu au fil des années un maître de méditation, hésite de moins en moins àdire qu’il adore les matchs de football. Il avoue même son excitation quand il y a un match, et les acclamations qu’il pousse devant son poste de télévision comme s’il était dans le stade. Pas d’attitude dépassionnée du genre « que le meilleur gagne  » pour lui ! je sais qu’il a un niveau de compréhension merveilleux et qu’il se comporte comme une personne ordinaire dans un monde ordinaire. Devenir un méditant et développer l’équanimité ne veut pas dire devenir quelqu’un de spécial.

je pense que j’ai choisi le titre de ce livre bien avant de l’écrire. J’avais déjàtrès envie d’écrire un livre pour dire aux gens qu’il ne faut pas se faire tout un monde de la vie spirituelle. Certains décident de changer leur mode de vie au service de l’éveil, d’autres rejoignent des communautés ou des ordres religieux. D’autres encore modifient leur régime alimentaire ou choisissent le célibat. Tous ces choix sont, pour chacune de ces personnes, des outils très utiles pour s’éveiller, mais ils ne sont pas, en soi, spirituels. D’autres personnes choisiront d’autres outils. Le principal outil de ce livre, l’attention, est invisible.

L’attention, l’acceptation consciente et centrée de l’expérience en cours, est au cœur de l’enseignement du Bouddha. Ce livre se veut être un abécédaire bouddhiste, mais que personne ne se sente découragé. C’est bien plus simple que vous ne le pensez !

A propos du livre

Sylvia Boorstein, La vision bouddhiste du bonheur, Dangles

De nombreux bouddhistes dans le monde, adeptes confirmés ou simples amateurs, s’accordent pour affirmer que l’œuvre de Sylvia Boorstein, issue d’une longue expérience de la méditation Vipassana, mais aussi de la psychothérapie occidentale, est aujourd’hui l’une des plus accessibles et des plus pratiques qui soient.

Dans ce premier titre traduit en français, l’auteur s’attache àdémontrer la force et l’efficacité de la vision bouddhiste, àtravers des situations quotidiennes dans lesquelles nous nous reconnaissons tous, mais aussi àtravers un langage actuel, trempé d’humour et de sagesse, très loin du vocabulaire réservé aux initiés.

On peut véritablement dire que Sylvia Boorstein incarne une nouvelle génération de bouddhistes, une nouvelle ère de l’enseignement des principes jusqu’ici transmis par des moines ou des nonnes. De son origine juive, des sa vie d’épouse, de mère et de grand-mère, mais aussi de psychologue patentée, elle tire une simplicité de vue des plus rafraîchissantes.

Sylvia Boorstein excelle ànous présenter la clairvoyance, la compassion, la sagesse d’une manière démystifiée, rénovée et profondément apaisante. Grâce àelle, le bonheur, c’est tellement plus simple qu’on ne se l’imaginait. ..

A propos de l’auteur

L’auteur :Sylvia Boorstein, née àBrooklyn (New York), a mené simultanément plusieurs activités de front. Mère de quatre enfants, elle a enseigné le yoga pendant dix années, tout en préparant un doctorat en psychologie, devenant ainsi psychologue professionnelle en 1967. Depuis quinze ans, elle s’est initiée àla méditation Vipassana tant aux États-Unis que dans différents pays du monde, et de 1978 à1985, elle a enseigné au collège dominicain de San Rafael, au sein du département religieux (religions orientales, universalité de la quête spirituelle, vicissitudes de la foi. . . ).

Sylvia Boorstein a participé aux deux premières conférences pour l’enseignement du bouddhisme occidental, destinées aux enseignants américains (où elle a présenté les trois écoles bouddhistes en 1993 et 1995), mais également àde nombreux ateliers et conférences consacrés àla spiritualité et àla psychothérapie. Elle a publié de nombreux articles sur le rapprochement de la méditation et de la psychothérapie. C’est àpartir de ses recherches et de ses articles, qu’elle a, dès 1996, entrepris la rédaction d’ouvrages qui ont été salués par les spécialistes et très appréciés du public.

Depuis 1987, il lui a été demandé de représenter le bouddhisme lors de plusieurs rencontres inter religieuses - autant lors de rencontres entre bouddhistes et chrétiens, qu’entre bouddhistes et juifs. Aujourd’hui, elle enseigne au centre bouddhiste (Insight Meditation Society) de Barre (Massachusetts) et dirige régulièrement des séminaires et des retraites aux Etats-Unis.

Décembre 2000








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