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> Bouddhisme > Pratique La Méditation
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On l’appelle en sanskrit bhavana, et gôm en tibétain, ce qui donne l’idée de cultiver l’esprit, de l’habituer ou de le familiariser avec des états toujours plus détendus, ouverts, spacieux et chaleureux, comme un ciel d’été. Il existe de nombreux types de méditation, et les différentes formes de yoga en font partie, c’est pourquoi on peut établir deux grands groupes : la pacification mentale ou la concentration en un point (shamatha), et la méditation analytique, appelée encore vision pénétrante (vipashyana). La première permet de poser un peu les valises et de voir à quel point notre esprit part dans tous les sens ; ce qui peut nous permettre d’adopter une certaine forme de recul ou de second degré par rapport à nos concepts. Notre esprit pouvant ainsi se concentrer sur différents types de support (le corps, les sensations, la conscience elle-même, diverses émotions bienfaisantes comme la bienveillance, la compassion etc…) aura l’occasion d’acquérir plus de stabilité et d’acuité. La seconde repose sur les bases de la concentration car, de même qu’un cracheur de feu ne se brà »lera pas s’il s’est rendu maître des flammes, nous avons d’abord besoin d’acquérir un certain contrôle sur les concepts pour les utiliser à bon escient. Dans quel but ? Afin de faire naître une véritable compréhension suscitant par exemple certains types de feeling, comme la bienveillance ou encore la compassion ; des états d’esprit orientés vers les autres et qui du même coup apportent une grande paix à ceux qui les cultivent. Les raisonnements peuvent aussi nous permettre de comprendre ce qui demeure au-delà de nos cinq facultés sensorielles ; même si ultimement les concepts eux-mêmes seront consumés dans la clarté de la sagesse même qu’ils auront avivée.
Pèndé Tcheuling
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