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Silence, calme, vastitude par Tenzin Wangyal Rinpoche

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> Bouddhisme > Enseignements


Silence, calme, vastitude

Par Tenzin Wangyal Rinpoche

vignette251http://larbredeleveil.org/daishin/lespritvaste/2019/06/02/silence-calme-vastitude/

« Cela peut se passer n’importe où – lors d’un rendez-vous professionnel ou d’un dîner en famille. On peut très bien assister àune très belle fête et avoir l’esprit complètement ailleurs. Totalement absorbés par nos problèmes, nous échafaudons des solutions, sans que cela ne nous donne jamais satisfaction – parce que cela ne nous permet jamais de renouer le contact avec nous-mêmes. En vérité, nos pensées et nos stratégies sont les élucubrations d’un corps, d’une parole et d’un esprit englués dans la souffrance – ceux de l’égo ou de l’identité que nous prenons àtort pour notre « moi  », juste parce qu’ils nous sont si familiers. S’efforcer d’améliorer son égo ne libère pas de la souffrance ; cela ne fait que renforcer la déconnexion.

Il est capital de percevoir l’existence de la souffrance et d’entretenir une juste relation avec elle. La cause première de la souffrance est l’ignorance, l’incapacité àvoir la véritable nature de l’esprit, toujours ouverte et claire, source de toutes les qualités.

Aveugles ànotre véritable nature, nous recherchons le bonheur en dehors de nous-mêmes. […]
Tant que nous ne prenons pas conscience de cette souffrance et de notre propre déconnexion, aucune voie de guérison n’est possible, et il nous est impossible de réaliser notre plein potentiel dans cette vie. […]
Cette perte de contact, nous pouvons la ressentir de diverses manières : irritation, ennui, agitation, tristesse ou sensation diffuse de manque.

Pour nous libérer (…), il nous faut établir une relation bienveillante avec les symptômes de notre déconnexion.

Rappelez-vous comment vous vous sentez soutenu lorsque vous vous trouvez avec un ami simplement présent, ouvert, qui ne vous juge pas, et intégrez ces mêmes qualités àvotre propre expérience.
Le silence qui contient cette plénitude de la présence d’autrui est toujours disponible en vous et toujours sublime.

C’est exactement de cette manière qu’il vous faut vivre votre souffrance. Entrez en contact avec le calme, le silence et la vastitude.

Cela vous permettra d’observer, d’accueillir et de ressentir ce que vous vivez sans juger.
Souvent, nous nous identifions ànotre souffrance : « Je suis tellement triste. Je ne peux pas croire que tu m’aies dit ça. Tu m’as blessé  ».

Qui est ce moi qui est triste, furieux et blessé ?
Ressentir de la souffrance est une chose ; être la souffrance en est une autre.
Ce « moi  », c’est l’égo, et la souffrance fondamentale de l’égo, c’est de ne pas être en contact avec ce qu’il est.

Tenzin Wangyal Rinpoche, « Finding Freedom From Our Negative Patterns  »
Buddhadharma, Traduction : Francoise Myosen



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