BuddhaLine Recherche Plan du site Partenaires Forum Annuaire Newsletter Buddhaline

Koan
Les Tableaux de la quête du Boeuf - Vénérable Shinjin
Shoyoroku - Maître Olivier Reigen Wang-Genh
La transmission de maître àdisciple - Roland Rech et Michel Bovay
La relation maître et disciple - Roland Rech
L’univers dans un grain de poussière - Thich Nhat Hanh
Le Hwadou - Maître Kusan Sunim
La loi réalisée de l’Univers - Maître Dogen
Maître Dogen
Samadhi le roi des samadhis - Maître Dogen
Hosso - Dharma - La réalité de tous les phénomènes - Maître Dogen
Zenki : Zen Attitude - Maître Dogen
Les huit aspects de l’éveil du grand homme - Maître Dogen
Shushogi - Les bonnes raisons de la pratique et de la réalisation - Maître Dogen
Immo - Ce qui est - Maître Dogen
Les quatre conduites du Bodhisattva - Maître Dogen
Zazen
Attention les yeux - Guy Mercier
La posture : une question d’équilibre - Guy Mercier
Fukanzazengi - La Voie est foncièrement parfaite. Elle emplit tout - Maître Dogen
Nirvana - Jean-Yves Leclerc
Zen et neurobiologie : la réconciliation du corps et de l’esprit - François Lang
Komyoko Zanmai - Maître Koun Ejo
Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux - Roland Rech
Même rubrique

Message de Sa Sainteté le Dalaï-Lama àl’occasion du 50e anniversaire du soulèvement national tibétain - Sa Sainteté le Dalaï Lama
Les Quatre Nobles Vérités - Vénérable Thich Huyen-Vi
Pardonner ce n’est pas oublier - Rév. Jiken Kakudo
L’amour altruiste et la compassion. par... - Sa Sainteté le Dalaï Lama
Une éducation altruiste pour un monde plus altruiste - Matthieu Ricard
Le Chemin vers l’Eveil - Sofia Stril-Rever
Les deux accès àla réalité ultime - Bodhidharma
Autres textes
Les edits de l’empereur Asoka : Pitié et Charité - Vénérable Parawahera Chandaratana
La vie est une opportunité pour la pratique - Ajahn Sucitto
L’esprit de la Voie - Kodo Sawaki
Kalachakra pour la paix dans le monde - Sofia Stril-Rever
Bouddhisme aux multiples facettes - Daniel Milles
L ’écrit sur le moi - Maître Sosan (VII°)
Gérer ses émotions - Gueshe Thupten Tenpa
Maître Dogen

Faire voeu de n’agir que pour le bien de tous les êtres par Maître Dogen
Faut-il avoir un maître ? réponse de Maître Dôgen par Maître Dogen
Genjō Kōan - L’existence comme expression de l’éveil par Maître Dogen
L’obéissance (Rai Hai Tokuzi) par Maître Dogen
Les huit facultés dont dispose un grand homme - Hachi-Dainingaku par Maître Dogen
Moment Propice par Maître Dogen
Pratique équilibrée et reconnaissance par Maître Dogen

Bookmark and Share
- imprimer

> Bouddhisme > Enseignements


Shobogenzo Zuimonki - La Voie est foncièrement parfaite

Etre assis correctement sans gain ou sans compréhension et passer le temps ainsi, telle est la Voie des Pères.

Par Maître Dogen

2.25

La Voie est foncièrement parfaite. Elle emplit tout.

Le Maître répondit : Cela dépend des qualités innées et des facultés sensibles de chacun, mais maintenant la pratique exclusive transmise par les fondateurs de la secte est la méditation assise (za zen).

Cette pratique est une loi qui peut être suivie également par tous les hommes quelles que soient leurs capacités naturelles, supérieures, moyennes ou inférieures. Après que j’eus entendu cette vérité de la bouche du défunt Maître au monastère de Tendô (T’ien-t’ong), sous les grands Song, je pratiquai nuit et jour la méditation assise. Tous les moines abandonnaient quelque temps la pratique dans la saison des très grandes chaleurs ou des très grands froids de peur de tomber malades. Moi, dans ces moments, je pensais : même si je tombe malade et que j’en meure, je continuerai cette pratique. A quoi me servirait de ménager mon corps si je ne pratiquais pas quand je suis bien portant ? Si je tombe malade et que je meure, le but sera atteint. Si l’on juge que j’ai été un bon moine en mourant alors que je pratiquais sous la direction d’un excellent moine éclairé du pays des grands Song, j’aurai acquis un lien avec le Bouddha. Si je meurs au Japon il ne me sera fait de cérémonie que comme àun homme ordinaire et non comme àun bouddhiste conformément àla Loi. Si je meurs en pratiquant le (za zen) avant d’être parvenu àl’Illumination, les liens bouddhiques qui se seront établis en ma faveur me feront renaître dans une famille bouddhique. Si je ne pratique pas (le za zen) il est absolument inutile que je vive longtemps. A quoi bon ? Bien plus, si tout en conservant mon corps en bonne santé et en pensant que la maladie ne m’atteindra pas, je tombe en mer d’une manière imprévue, ou si je meurs d’une mort violente, quels ne seront pas mes regrets ? Continuant àraisonner de la sorte, avec résolution je restai correctement assis en méditation jour et nuit et je ne suis nullement tombé malade. Maintenant que chacun d’entre vous essaie de pratiquer résolument (la méditation assise).

Sur dix hommes,le Maître dit encore :

Obtient-t-on l’Eveil par l’esprit, l’obtient-on par le corps ? Le bouddhisme enseigné par les livres disent que le corps et l’esprit ne font qu’un et alors ils déclarent que c’est par le corps qu’on obtient l’Eveil, mais comme ils s’appuient sur le principe d’identité du corps et de l’esprit, il n’est pas vraiment certain que ce soit par le corps qu’on obtient l’Éveil.

Actuellement, dans notre école, on l’obtient tout ensemble par le corps et par 1’esprit. Mais, du corps et de l’esprit, c’est l’esprit qui nous fait réfléchir au bouddhisme, et c’est àcause de lui si, même au cours de mille vies pendant tout un kalpa, nous n’obtenons pas l’Éveil. On obtient l’Éveil quand on a fait abstraction de son esprit et qu’on a renoncé àsavoir et àcomprendre.

C’est par le corps qu’un homme a été illuminé en voyant des formes, un autre en écoutant des sons .

Si nous rejetons entièrement les raisonnements, le savoir, si nous méditons ardemment en position assise, la Voie de l’Eveil s’ouvre doucement ànous. Elle se sera ouverte véritablement par le corps. C’est pourquoi je vous exhorte àprendre l’habitude de pratiquer exclusivement le za zen.

Le Maître donna cet enseignement :

Ce qu’il y a de plus important dans l’étude de la Voie, c’est la méditation assise (za zen). L’Éveil de la plupart des hommes chez les grands Song fut dà» àla puissance du za zen. Même, ceux qui ne comprennent rien, qui ne sont pas doués, les sots, pensent surpasser ceux, àl’esprit vif, qui ont étudié de longues années, s’ils pratiquent le za zen, grâce aux mérites de la concentration. Dans ces conditions, ceux qui étudient doivent pratiquer exclusivement le za zen et ne s’occuper de rien d’autre. La Voie qu’ont suivie le Bouddha et les Pères du bouddhisme était seulement le za zen. Il ne faut en suivre aucune autre.

A ce moment, Ejô demanda : " Quand, àla fois, on pratique le za zen et qu’on étudie les textes, on arrive àcomprendre àpeu près un sur cent ou sur mille des recueils de dits (goroku) ou des problèmes zen (kôan). Dans la pratique du za zen on n’a pas une telle impression. Alors, doit-on aimer le za zen ? "

Le Maître répondit : " Même si vous croyez comprendre un peu les kôan, cela vous éloigne de la Voie du Bouddha et des Pères. Etre assis correctement sans gain ou sans compréhension et passer le temps ainsi, telle est la Voie des Pères. Les anciens engageaient aussi àassocier la lecture des kôan àla pratique du za zen, mais ils recommandaient surtout cette dernière. Il y a eu des personnes qui sont parvenues àl’Éveil par les kôan, mais la cause en était due aux mérites du za zen. Le succès doit être recherché dans le za zen



Centre Zen Soto de Genève
Zendo Sanjyo No Suikun Ji
Zendo du sermon sur la montagne
15 Quai du Cheval-Blanc
1227 Les Acacias GENEVE
Tel + 41 79 449 48 19


http://www.zengeneve.ch/





Buddhaline

E-mail: Partenaires: O.Vision | Yoga Vision | Karuna | Matthieu Ricard