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Livres : "Les lumières et l’illumination" de Giangiorgio Pasqualotto et "Les turpitudes du cercle" par Marc Olivier Louveau
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"Les lumières et l’illumination" de Giangiorgio Pasqualotto "Les turpitudes du cercle" par Marc Olivier Louveau. « Savez-vous combien de respirations il vous reste ?  » Encore faut-il s’être posé la question ! Dans un Extrême-Orient féodal où l’on croise des empereurs, de grands samouraïs et de vieux moines toujours rusés, les héros attachants de ces treize contes zen originaux doivent tous commencer par trouver la question, la leur, avant de pouvoir s’engager sur le chemin de sa résolution. Le Maître peut être celui qui met sur la voie – comme Maître Yoshida, dont les flèches visent un autre chose impalpable. Mais, il peut aussi, tel un rônin ou un jeune disciple, être faillible et soumis à épreuve. Ainsi Maître Chang, fort gourmand de pâtisseries, défié par un chat guerrier redoutable, le confesse : « On peut être un grand Maître, On n’en reste pas moins un homme !  » Au-delà de la logique des choses, subtilité, poésie et humour, savamment distillés dans ces récits, permettent de goà »ter (sans grimacer) l’apaisement libérateur auquel conduisent les principes de la philosophie zen. Et, comme on s’initierait à un thé vert grand cru venu d’Asie, il faut y revenir plusieurs fois pour mieux encore en apprécier la saveur douce-amère. Les turpitudes du cercle Marc-Olivier Louveau, alias Lou Ma Ho http://www.centon.net/livres/les-turpitudes-du-cercle/ A certains moments les marécages du sens commun tendent à se consolider et à former des îles qui veulent se faire archipel. Pour l’intelligence la navigation devient alors périlleuse : alors que l’on croit pouvoir progresser sans encombre, on a en fait tôt fait de s’enliser. Les enseignements du Bouddha ont parfois aussi subi ces marées basses. Tout récemment encore, ils ont envahi les côtes de notre culture occidentale avec une ampleur qui entraîna perte de profondeur, de pureté, pour devenir de vastes étendues d’eau, miroitantes certes, mais peu propices à la spéculation, où flottent fragments et débris ésotériques, quelques idées réduites à des formules évocatrices, et des restes de raisonnements transformés en de maigres certitudes. Dans ces eaux rendues incertaines par des débris de superstition et les brumes opaques d’une spiritualité prête à consommer, toute réflexion devient impossible. Il faut alors revenir aux origines, à cet endroit où le bruissement des modes et le bourdonnement des bavardages s’estompent. Il faut redécouvrir le centre d’où la puissance rationnelle des enseignements bouddhistes a pris son essor. On pourra dès lors percevoir ce qu’a de légitime ce rapprochement à première vue insolite entre « Les Lumières  » et « l’illumination  ». Prenant appui sur la racine linguistique et conceptuelle commune aux deux termes, cette étude, d’une grande richesse d’analyse, entend mettre l’accent pas tant sur lux – indicateur d’une réalité, d’un fait- que sur lumen, en ce que ce terme dénote un processus, le fait d’illuminer, d’éclairer, d’apporter la clarté. Giangiorgio Pasqualotto enseigne l’histoire de la philosophie à l’université de Padoue. Il est l’auteur de nombreux ouvrages en langue italienne. Il fut l’un des fondateurs à Venise de l’Association Maitreya. http://www.centon.net/livres/les-lumieres-et-l-illumination/ Citation : Auteur : Giangiorgio Pasqualotto
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