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Tsering Dolkar

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> Intégration > Société > Tibet


Pourquoi j’ai dà» quitter le Tibet àdix ans…

Tsering Dolkar est étudiante au Village d’enfants de Dharamsala. Elle raconte pourquoi elle a été contrainte de quitter le Tibet àl’âge de dix ans.

Par Tsering Dolkar

Je m’appelle Tsering Dolkar, j’ai 18 ans. Je suis née au Tibet, àLhassa, mais je fais mes études en Inde. Je ne vis pas dans mon pays àcause de la répression que font régner chez nous les Chinois rouges. Dans ce témoignage, je vous raconte un peu ma vie et les raisons pour lequelles je suis en Inde, au lieu d’être dans mon beau pays, le Tibet. Je suis très fière de l’offre précieuse que vous m’avez faite de mettre en ligne mon histoire.

Au Tibet, j’avais dix ans et j’étais àl’école primaire, au cinquième niveau, quand j’ai entendu prononcer le slogan « Tibet libre  » un certain nombre de fois. Un jour, un ami qui avait deux ans de moins que moi me demanda de coller des affiches contenant les mots « Tibet libre  » sur un mur en face du monastère du Tsuglhakhang et sur une porte, àcôté de mon école qui se trouvait près de l’ambassade de Chine. Le mauvais sort a voulu que nous soyons surpris par un policier en train de coller les affiches. Il nous emmena au poste àneuf heures du soir.

Il interrogea d’abord le garçon et lui posa des questions àmon sujet. Il avait tellement peur qu’il dit mon nom au policier. Ma mère, qu’on avait prévenue, arriva alors et s’évanouit. La même nuit, des policiers m’emmenèrent àl’endroit où nous avions collé des affiches. Ils me forcèrent àcoller des affiches, tandis qu’ils me filmaient en vidéo. Puis ils me ramenèrent àla prison où le chef de la police me gronda àcause de ce que j’avais fait. Pendant trois jours, on nous garda àla prison en nous donnant seulement de l’eau àboire et un peu de pain comme repas, une fois par jour. Les policiers ne permirent même pas ànos parents de venir nous voir et ils nous traitèrent durement. Par chance, les gens des alentours qui avaient appris notre histoire se mirent àdemander àce que nous soyons libérés, ce qui arriva au bout de trois jours.

Le directeur de mon école était très pro-chinois, donc il devint excessivement sévère avec moi et m’empêcha de me joindre aux autres élèves. J’étais mise en quarantaine. Quand mes parents comprirent la situation, ils décidèrent que je devais quitter le Tibet et m’inscrire au Village d’enfants de Dharamsala. Si maintenant, je peux être fière de moi, c’est grâce àma grande famille du Village, le T.C.V. [Tibetan Children Village].

Le TCV est un jardin orné de fleurs magnifiques. Ces fleurs sont les futures graines de ma patrie et nous retrouverons la liberté pour notre pays.

LONGUE VIE A SA SAINTETE LE DALAI LAMA !

QUE LA PAIX TRIOMPHE SUR TERRE !

NOTRE VILLAGE EST UN NID D’AMOUR

UN PARADIS DANS CETTE VIE !

SI HUMBLE QUE SOIT NOTRE VILLAGE,

IL VAUT PLUS QUE DE L’OR

CAR IL EST PROTÉGÉ PAR NOTRE MERE, JETSUN PEMA LA.

VIVE LE TIBET LIBRE !








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