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Oasis de longue vie - Sous l’Ă©gide de Yogi Ling- Demande de don
OASIS DE LONGUE VIE Nouvelles : Juin 2008 (des photos de l’Oasis sont rĂ©gulièrement mises Ă jour sur le site) Depuis le dĂ©but du mois de juin, Patrick est maintenant aidĂ© par Laurent pour la construction des deux logements de 60 m2 ce qui permettra d’accĂ©lĂ©rer les travaux afin d’ĂŞtre prĂŞt pour recevoir Annette, deuxième rĂ©sidente pour la fin de l’annĂ©e. Par la suite, il est prĂ©vu que Patrick vienne Ă©galement habiter Ă l’Oasis. Nous commençons Ă Ă©tudier la construction, au centre du parc, d’un stoupa qui consacrera ce lieu de la prĂ©sence de Bouddha. Dès 2009, nous envisagerons un programme spĂ©cifique Ă l’Oasis et des invitations de diffĂ©rents Lamas et RinpotchĂ©s dans la mesure des motivations. N’hĂ©sitez pas Ă nous faire part de vos souhaits. Demande de don Dès le dĂ©but, le financement du terrassement et du gros œuvre a Ă©tĂ©, en partie, pris en charge par Yogi Ling. Les stages et les dons par prĂ©lèvements trimestriels permettent de rembourser tant bien que mal les emprunts contractĂ©s. Cependant il manque encore 5000 € pour terminer. Vous pouvez nous aider ponctuellement ou par prĂ©lèvement trimestriel automatique (bulletin ci-dessous). La plus modeste contribution de votre part est un vĂ©ritable soutien pour ce projet qui est novateur dans le paysage du bouddhisme français. DĂ©dicace AnimĂ©s d’une sincère motivation, les initiateurs de ce projet souhaitent que l’activitĂ© de ce lieu puisse ĂŞtre utile au plus grand nombre et, pourquoi pas, gĂ©nĂ©rer d’autres initiatives de ce genre. Par gratitude Ă mes Lamas et tout particulièrement Ă KyabdjĂ© Kalou RinpotchĂ©, je fais le vœu que ce projet se rĂ©alise et soit prĂŞt Ă accueillir Yangtsi Kalou RinpotchĂ© lors de sa prochaine venue en France. Mangalam Petite histoire d’Oasis Jorge Bucay Laisse-moi te raconter les chemins de la vie Traduit de l’espagnol argentin – id-04 Dans une oasis perdue au milieu des plus lointains paysages du dĂ©sert, le vieux Eliahu Ă©tait Ă genoux, Ă cĂ´tĂ© de palmiers dattiers. Son voisin Hakim, un riche marchand, s’arrĂŞta Ă l’oasis pour y faire boire ses chameaux, et il vit Eliahu en sueur qui semblait creuser le sable. "Comment vas-tu, l’ancien ? La paix soit avec toi. – Et avec toi, rĂ©pondit Eliahu sans interrompre son travail. – Que fais-tu lĂ , par cette chaleur, avec cette pelle dans les mains ? – Je plante, rĂ©pondit le vieil homme. – Que plantes-tu lĂ , Eliahu ? – Des dattes, rĂ©pondit celui-ci en montrant la palmeraie autour de lui. – Des dattes ! rĂ©pĂ©ta le nouveau venu. (Et il ferma les yeux, comme quelqu’un de comprĂ©hensif qui vient d’entendre la plus grosse bĂŞtise de sa vie.) Mon cher ami, la chaleur a troublĂ© ton cerveau. Viens, laisse ce travail et allons Ă la boutique boire un verre de liqueur. – Non, je dois finir de planter. Ensuite, si tu veux, nous boirons… – Dis-moi, mon ami. Quel âge as-tu ? – Je ne sais pas… Soixante, soixante-dix, quatre-vingts ans… Je ne sais pas… J’ai oubliĂ©. Mais qu’importe ? – Ecoute, mon ami. Les dattiers mettent plus de cinquante ans Ă pousser, et ce n’est qu’une fois adultes qu’ils sont en mesure de donner des fruits. Je ne te veux pas de mal, tu le sais. Je te souhaite de vivre au moins jusqu’Ă cent un ans, mais tu sais que tu pourras difficilement rĂ©colter quelque chose de ce que tu plantes aujourd’hui. Laisse ça et viens avec moi. – Ecoute, Hakim. J’ai mangĂ© les dattes qu’un autre avait plantĂ©es, quelqu’un qui ne rĂŞvait pas non plus de dĂ©guster ces dattes. Je plante aujourd’hui pour que d’autres puissent manger demain les dattes que je suis en train de planter… Et mĂŞme si ce n’Ă©tait qu’en hommage Ă cet inconnu, ça vaut la peine que je termine ma besogne. – Tu m’as donnĂ© une grande leçon, Eliahu. Laisse-moi t’offrir une bourse pour payer cet enseignement que tu m’as dispensĂ© aujourd’hui. (Et, disant cela, Hakim mit une bourse en cuir dans les mains du vieillard.) – Je te remercie pour tes pièces, l’ami. Tu vois, cela arrive parfois : tu me prĂ©disais que je ne rĂ©colterais jamais ce que je suis en train de planter. Cela semblait certain, et cependant, regarde, je n’ai pas encore fini de planter que dĂ©jĂ je rĂ©colte une bourse et la gratitude d’un ami. – Ta sagesse me surprend, l’ancien. C’est la deuxième grande leçon que tu me donnes aujourd’hui, et peut-ĂŞtre est-elle plus importante que la première. Laisse-moi donc te payer aussi cette leçon avec une autre bourse. – Et cela arrive parfois, poursuivit le vieux. (Et il tendit la main en regardant les deux bourses.) J’ai plantĂ© pour ne pas rĂ©colter et, avant d’avoir fini de planter, je rĂ©colte non pas une, mais deux fois. – Ca suffit, vieux. N’ouvre plus la bouche. Si tu continues Ă me prodiguer tes enseignements, je crains que toute ma fortune y passe…"
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