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Kōmyōzō -Zanmai - La lumière spirituelle, trésor de Samadhi
Par
Voici quelques conseils judicieux que je souhaite édicter à ceux qui sincèrement aspirent à pratiquer la voie. – Fuyez ce désir de parvenir à un état d’esprit particulier et d’obtenir quelque chose de spécial.
Bien qu’apparaissent les 84’000 vices, si vous n’y accordez pas d’importance - si vous ne les entretenez pas - et si vous les abandonnez à leur triste sort alors de chacun d’eux ou même de tous peuvent surgir la grande sagesse. Pas uniquement durant l’assise, mais aussi dans chacun de vos actions de tous les jours et cela sans aucune distinction. Faites en sorte que chaque moment de votre vie soit le dernier instant, complètement détaché de toutes attentes et de toutes considérations personnelles. Inspirer ou expirer, toucher ou écouter, être sans pensée et limitation, ce n’est rien d’autre qu’être dans la tranquillité à la lueur de Kōmyōzō. Dans l’unité du corps et de l’esprit, vous êtes totalement présents, c’est pourquoi, dès qu’on vous appelle, vous répondez : Forêts, fleurs, herbes et feuilles, être humains, animaux, petit ou grand, long ou court, carré ou rond. Tous s’expriment de concert indépendamment de leurs différences. C’est au regard de cette lueur que les gens ordinaires, les sages, les égarés et les éveillés ne font qu’un. Elle émerge d’elle-même et ne dépend en aucune manière de vos facultés mentales. Et même si vous vous mettez à agir, elle ne sera en aucune manière affectée. Depuis le commencement, ce Samadhi (Kōmyōzō -zanmai) est l’endroit où par sa pratique Sakyamuni atteignit l’éveil - l’océan de tous les Bouddhas. C’est aussi zazen, l’assise des Bouddhas, la pratique des Bouddhas, celle qui nous a été fidèlement transmise de génération en génération. Ne transformez pas votre pratique en quête effrénée de la certification de votre Maître ou de signes prédisant le moment de votre éveil comme il est préférable de fuir tout attachement aux fastes et de ne pas se laisser dominer par ses penchants sexuels. Comme vous êtes déjà des fils de Bouddha, alors assoyez-vous fermement avec la même conviction que les Bouddhas. Ne vous assoyez jamais en vous comportant comme des démons, des esprits affamés, des animaux, des esprits vengeurs, des êtres humains, des êtres célestes, sravakas, ou pratyekabuddhas mais pratiquez Shikantaza. Ne perdez pas votre temps. C’est cela l’esprit véritable du lieu où Bouddha eut l’éveil. C’est ce qui est désigné par Kōmyōzō -zanmai, l’inconcevable libération. Source : http://zengeneve.blogspot.com/
Centre Zen Soto de Genève
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